La cruauté de la vie !
Il y a des jours où la vie ne se contente pas d’être difficile... elle devient lourde, insistante, presque obstinée. Elle s’invite sans frapper, s’assoit au milieu de tout et commence à déplacer les choses une à une, comme si elle savait exactement lesquelles toucheraient le plus.
Elle enlève d’abord ce qui rassurait... puis ce qui soutenait et enfin, ce à quoi on n’avait même pas osé penser comme étant fragile. On se retrouve alors debout et immobile, à regarder ce qui reste, avec cette sensation étrange que le sol n’est plus tout à fait là sous les pieds.
La cruauté de la vie ne se manifeste pas toujours dans le choc. Parfois, elle s’installe dans la durée... elle étire la peur, elle prolonge l’attente, elle force le cœur à apprendre une langue qu’il ne voulait pas connaître : celle de l’inquiétude, du manque, de l’incertitude.
Et pourtant, au milieu de cette traversée, quelque chose persiste... pas une victoire... pas un espoir éclatant... juste un mouvement, un pas de plus... une respiration qui revient... une façon nouvelle de tenir debout, même autrement.
La vie peut être cruelle, mais ceux qui la traversent en portant encore leur humanité la racontent ensuite avec des mots qui saignent… et qui, malgré tout, restent vivants.
Nadia B.